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Les Neal-Roche

Notre vie en Europe
Photo 1 of 14
7/9/2007

Croisière dans les îles grecques printemps 2007

Ce billet n'est pas complet.  Il y a encore beaucoup de photos.  Si j'ai le temps, j'y ajouterai aussi des explications.
3/15/2007

Venise au temps du carnaval (voir aussi nos photos)

Quand des amis français nous proposèrent de nous joindre à eux pour une petite semaine en Italie en plein mois de février, nous nous sommes dit: "Pourquoi pas?" et nous avons fait nos bagages.  L'équipée en valait la peine, même si pour nous joindre à eux, il a d'abord fallu traverser la moitié de la France dans notre voiture et nous lever le lendemain à trois heures du matin pour prendre la route.  Le voyage se faisait en autocar et nous étions 41 personnes dont le ramassage s'est effectué sur quatre points échelonnés entre Paray-le-Monial en Bourgogne et les pré-Alpes.
 
La traversée des Alpes aux sapins lourds de neige et au manteau hivernal nous fait apprécier la chaleur et le confort du car où tous ont plus ou moins somnolé depuis le départ.  Après un chapelet de tunnels et de viaducs, la plaine du Pô et ses plates rizières débouche sur Milan, notre prochaine étape, où un beau soleil dore les murs de sa magnifique cathédrale.  Visite de la Scala et émerveillement devant la cathédrale assaillie par les nombreux "clics" de nos appareils numériques.  Mais il faut continuer, malgré nos longues heures de route, car on nous attend au Lac de Garde où nous passons notre première nuit.  Pas question cependant d'aller tout de suite au lit!  Il y a à voir et l'animation des rues, en ce mois de février baigné d'un soleil frileux, nous incite à nous mêler à la foule.  Je n'ose imaginer l'encombrement des rues à la belle saison...
 
Lundi matin très tôt, nous attaquons à nouveau l'autostrada, en route pour Vérone.  Choc de découvrir une grande viille (257 000 h.). L'ombre de Roméo et Juliette plane toujours sur cette ville et on ne peut y échapper.  Déception devant la foule de fanatiques qui envahit l'étroite cour tapissée de messages (graffitis?) dans toutes les langues.  Il y a pourtant de belles choses à voir à Vérone.  La place aux herbes est un vrai bonheur. Avec ses maisons du Moyen-Âge aux fresques encore apparentes, ses palais construits sous la bannière de différentes familles influentes et malgré ses travaux toujours en cours qui compliquent l'itinéraire du touriste, elle séduit toujours l'étranger.
 
Nous poursuivons sur Padoue où nous arrivons sous une pluie fine.  Notre guide nous accueille dans un excellent français et nous prie de le suivre à travers la ville.  Nous visitons d'abord brièvement la Basilique de St-Antoine (de Padoue), mais le temps presse car nous avons rendez-vous avec les célèbres fresques de Giotto.  Peintes entre 1303 et 1305 par Giotto, elles sont situées dans la Chapelle construite par Enrico Scrovegni en 1300.  Elles sont merveilleusement bien conservées.  On ne peut rester à l'intérieur de la chapelle que 20 minutes, par petits groupes, et toutes les mesures sont prises pour qu'elles ne s'abîment pas.  A côté, l'Eglise des Erémitiens conserve des restes de fresques de Mantegna en cours de restauration.  L'église a été sauvagement bombardée pendant la Dernière Guerre Mondiale et une photo de l'époque nous en montre les ravages.
 
Notre journée n'est pas terminée.  Il nous reste à atteindre les bords de l'Adiatique où nous passerons le reste de la semaine.  Nous reprenons la route que connaît bien Gianni, notre chauffeur, dont la famille est d'origine vénitienne.  La pluie tombe rageusement.  Le car troue la nuit de ses phares sur une route qu'aucune autre lumière ne vient éclairer. Gianni nous dit qu'il contourne la lagune par le Nord pour éviter l'habituel trafic assez dense.  Nous roulons longtemps sur une digue, puis la route s'élargit, des signes de vie réapparaissent et nous approchons de la station balnéaire Lido Jesolo et ses 15 km d'hôtels alignés le long de l'Adriatique.  Ce doit être magnifique l'été.  Mais notre premier sommeil est secoué par la tempête qui fouette les vitres et fait grincer les volets.
 
Mardi matin, à l'aube.  Il fait un froid de canard et le brouillard noie le paysage.  Nous reprenons le car jusqu'à Punta Sabbioni d'où un vaporetto nous amènera jusqu'à la Place Saint-Marc, à Venise.  Ce rituel se répétera jusqu'à notre départ. 
 
Venise, enfin ! 114 îles, 400 ponts et 200 canaux.  La lagune n'est profonde que de 45 cm environ.  C'est toujours sous son meilleur jour que Venise se laisse approcher car on ne peut y accéder que par l'eau.  Qu'on arrive par avion, par le train ou par la route, il faut se faire déposer à quai par un vaporetto.  Nous accostons devant l'Hôtel Gabrieli et le quai est déjà fort animé.  Le soleil s'ébroue de ses nuages et peint les façades des vieux palais de longues coulisses dorées.  Des masques de toutes formes et de toutes couleurs placardent des dizaines de stands abondamment achalandés.  Maria Angela, notre guide local, nous attend en face du Palais des Doges pour nous le faire visiter.  Elle a le verbe haut et un sens de l'humour familier qui nous déroute un peu, mais nous la suivons de bon gré et écoutons ses explications avec intérêt, car il y a matière, dans cette ville !  Après les visites d'usage - la cathédrale, le campanile, l'itinéraire secret du Palais des Doges (avec moult détails sur l'évasion de Casanova qui y fut emprisonné) - nous prenons un bon repas dans un restaurant choisi au hasard, faisons quelques achats et retournons à Lido Jesolo de la même façon que le matin.  La journée a finalement été plus chaude qu'on s'y attendait, mais dès la disparition du soleil, on sent que c'est toujours l'hiver !
 
Mercredi matin, toujours à l'aube.  Quoique... Étant largement plus à l'est qu'à Bruxelles ou à Paris, le jour se lève plus tôt pour se coucher plus tôt.  Ce n'est qu'une question de décalage.  Nous accostons cette fois à la station Piazzale Roma et nous marchons jusqu'à la basilique des Frari à travers les sestiere San Polo et Santa Croce.  On pense toujours à Venise comme n'ayant que des canaux pour rues.  Erreur ! nous avons emprunté un labyrinthe de rues, ruelles, venelles et pu tâter le pouls de cette ville qui n'est pas habitée que par des touristes.  Ici, une maternelle en pleine récréation, là quelques étals de maraîchers, plus loin du linge pendant sur une corde ou une bicyclette adossée à une porte.  Poursuivant jusqu'au Rialto, centre névralgique du Grand Canal et point de rencontre idéal pour ceux qui se perdent parce qu'il est partout très bien fléché, nous croquons au passage de jolis tableaux ou scènes de carte postale, tel un petit pont courbant son dos d'âne sur un bout de canal où ballote doucement une magnifique gondole richement décorée...
 
Près du Pont Rialto, Carnaval oblige, nous entrons dans l'atelier de masques Ca' del sol pour y voir comment on les fabrique.  Je suis au fond et ne vois pas grand chose à part ce que deux têtes devant moi libèrent d'espace qui me permet de jeter un bref coup d'oeil sur les moules en argile et en papier mâché et sur les outils utilisés par l'artisan.  Il explique en italien comment il procède et Anne-Marie, notre guide française, nous traduit.  J'en profite pour photographier ce qui m'entoure, à commencer par les magnifiques costumes fabriqués sur place qui sont à vendre ou peut-être à louer, mais à quel prix!  Je m'amuse aussi à observer notre hôte.  On le dirait sorti du célèbre conte Pinocchio car il ressemble à la description de Geppetto qu'en fait son auteur, Carlo Collodi : chevelure hirsute sous un tricorne noir, chemise blanche sur un corps fluet...
 
L'après-midi, nous visitons bien sagement toutes les salles de la Gallerie dell'Accademia.  Notre groupe compte une artiste, Marianne, qui se fait un plaisir de nous expliquer quelques tableaux et nous délaissons momentanément nos audioguides pour l'écouter avec intérêt.
 
Même programme que la veille pour rentrer, mais le vaporetto se fait attendre et certains cèdent à la tentation de déguster une glace qu'une marchande à la boutique encore éclairée vend encore malgré le froid.  Nous arrivons à l'hôtel pour un souper tardif et un coucher hâtif car nous avons marché toute la journée.  Marcher à Venise, c'est aussi monter et descendre de nombreux escaliers car les ponts sont tous arqués pour y laisser passer le trafic fluvial parfois dense.
 
Jeudi matin, visite des îles Murano, Torcello et Burano.  Murano est l'île des souffleurs de verre où nous assistons à une démonstration.  Sur l'île de Torcello, nous visitons la basilique de l'Assomption qui contient des mosaïques superbes et bien conservées.  J'en garde le souvenir de paysages bucoliques et champêtres aux canaux solitaires dans un paysage plat d'hiver. Burano est le clou de la journée.  Multicolore et vivante, elle palpite de son carnaval au moment où nous descendons du bateau.  Toutes ses maisons sont peintes de couleurs vives, approuvées d'abord par la mairie.  C'est l'île de la dentelle.  De fort jolies parures ornent les devantures et j'y déniche un joli ensemble aux passementeries en macramé.  Une dernière promenade dans l'île nous permet de rassasier nos appareils-photos de clichés très "cartes postales". 
 
Vendredi matin.  Notre dernière journée à Venise, cette fois Cannaregio.  Commencée à l'Hôtel Gabrieli, notre marche nous fera traverser tout le quartier et zigzaguer à travers la ville, comme si voulions tout voir à la fois.  Visite de la Ca' d'Oro et de son musée.  On imagine mal des jardins dans cet archipel, mais on en trouve!  Le soleil caresse les façades colorées et souvent décrépites qui bordent les canaux.  J'aurais voulu revoir le ghetto, mais le temps nous manque. Car c'est à Venise que revient le triste privilège d'avoir inventé le ghetto. L'attitude de la Sérénissime a toujours été ambiguë à l'égard des Juifs. Le midi, beaucoup veulent découvrir une spécialité régionale, c'est-à-dire des pâtes dont la sauce est faite avec de l'encre de seiche (nero di seppie). Spécial...
 
Après des kilomètres de déambulation, nous rejoignons le quai habituel pour notre dernière balade à travers la lagune en direction de Punta Sabbioni.  Demain, retour en France.  Mais avant...
 
Samedi matin, départ très tôt de l'hôtel.  Cette fois, nous pouvons admirer le paysage... qui n'a rien de particulièrement admirable à part ces anciennes fermes vénitiennes que certains rachètent et remettent en état.  Toutes portent leur nom gravé sur leur fronton.  Nous longeons la lagune, côté terre.  Nous devions faire une dernière étape à Vicenza pour y visiter le Théâtre Olympique et y déjeuner, mais notre programme est modifié à la dernire minute à cause d'une manifestation monstre qui doit s'y tenir.  On proteste de partout contre l'agrandissement d'une base militaire américaine et la police a interdit tout accès à la ville.  Qu'à cela ne tienne, Padoue - dont nous avons été frustrés de n'avoir qu'un aperçu - est sur la route du retour. En route donc pour Padoue. 
 
Quelle merveilleuse alternative !  Cette fois, le soleil est au rendez-vous et il étincelle sur les étals du marché déployés tout autour du Prato della Valle (Pré de la Vallée), la plus grande place padouane, l'une des plus grandes d'Europe (XVIIIe siècle). Le car se gare au même endroit que la fois précédente et nous refaisons le chemin - sans parapluie cette fois - qui mène à la vieille ville où le même guide nous amène visiter le magnifique et étonnant Palazzo della Ragione (Palais de la Raison) commencé en 1172 et achevé en 1219. En sortant du palais, tous lorgnent vers les étalages qui regorgent entre autres d'oranges, de clémentines, de tomates et près desquels se presse une foule animée.  Je sors mes deux mots d'italien et demande un kilo de clémentines, car j'ai très soif et le soleil commence à prendre des forces.  J'en ai pour à peine un euro, ce qui me laisse agréablement surprise par rapport aux prix belges.  Nous poursuivons notre découverte à pied de la ville.  Dans le ghetto, deux voitures de police sont discrètement stationnées près de la synagogue.  Des manifestations raciales sont toujours à craindre.  Plus loin, sur une place, se dresse le célèbre café Pedrocchi, de style néoclassique.  Il était le rendez-vous des lettrés et se trouve près du Palazzo del Bo, siège de l'université fondée en 1222.  J'y ai bu le plus étonnant et le plus délicieux café de ma vie !  Imaginez, servi dans une délicate tasse en porcelaine, un fond de café sur lequel flotte une onctueuse crème verte aux pistaches.  On en redemanderait... mais il faut partir car nous voulons aussi visiter le fameux jardin botanique de Padoue.  Il a été fondé en 1545 et est le plus ancien jardin botanique universitaire du monde.  On y remarque de très anciens arbres, admirablement protégés et entretenus, même si certains affichent leur âge et les marques du temps infligées par les nombreuses tempêtes qu'ils ont essuyées.  Dans une serre, le palmier à l'ombre duquel Goethe aimait aller méditer et qui a été planté en 1545.
 
Toutes bonnes choses ayant hélas une fin - sinon elles se gâteraient peut-être ? - nous rejoignons notre car pour refaire à l'envers le long chemin vers la Bourgogne.  Dans la soute du car, certains ont rapporté des plantes achetées au marché, dont un palmier en pot et des primevères qu'ils ont eus pour une chanson.  Nous avons du café dans notre sac, mais la plupart rentreront en France avec des pâtes "made in Italy".
 
C'est la fin d'un agréable périple au milieu d'un groupe sympathique, dont nous connaissions quelques membres pour avoir fait avec eux une virée d'une quinzaine de jours au Québec en 2005.
 
Allez maintenant voir nos photos
 
4/16/2006

Nos voyages en Egypte

L'Egypte: 
hiver 2000 et automne 2004
 
Notre premier contact s'est fait lors d'une croisière sur le Nil en février 2000 avec les points forts qu'ont été la visite de Karnak et d'Abou Simbel.  La traversée du désert en direction de Hurghada sur la Mer Rouge fut aussi une épopée.  Précédés, encadrés et suivis d'une impressionnante escorte armée, nous avons pu constater que les Egyptiens ne plaisantent pas avec la sécurité depuis l'horrible massacre survenu au Temple de Hatchepsout le 17 novembre 1997 où 66 personnes ont trouvé la mort.
 
Notre deuxième séjour fut différent puisque nous sommes arrivés de Jordanie à Port Saïd par bateau avant de remonter le Canal de Suez jusqu'à la Méditerranée.  Nous avons revu Le Caire et ses Pyramides et découvert Alexandrie qui nous a beaucoup plu avec son atmosphère de fin de ramadam très touchante.  Nous aurions volontiers prolongé notre séjour dans cette ville, de taille plus humaine que la capitale, qui s'étale entre mer et désert et affiche la nonchalance d'un port méditerranéen.  Mais la Libye nous attendait...
 
 
Saisissant, c'est un bien faible mot pour décrire l'effet que l'Egypte produit sur le visiteur qui y met les pieds pour la première fois.  Au-delà du choc culturel et en dépit de la chaleur, de l'extrême saleté de certains quartiers du Caire, du harcèlement des vendeurs itinérants, de la turista qui  n'épargne personne, on tombe vite sous le charme envoûtant de ce pays.  Au rythme lent de la remontée du Nil, dont les deux rives sont parfois très proches, on se laisse gagner par l'atmosphère magique qui entoure les temples, on pénètre avec émerveillement dans les lieux où se sont succédées des dynasties de rois et de reines dont les profils ornent encore frontons et tombes et on écoute avec ravissement les guides nous raconter ce que les hiéroglypes révèlent de leurs hauts faits comme de leur vie quotidienne.  On oscille entre des scènes qu'on croirait créées pour le tournage d'un film sur la vie de Jésus... et la hardiesse des monuments de l'ère moderne, telle la grande Bibliothèque d'Alexandrie ou le quartier des ambassades au Caire.  Sans parler des hôtels de grand luxe dont la frange s'étend en une longue frise sur les rives de la Mer Rouge.  Mais là n'est pas la véritable Egypte. 
 
Je garde un souvenir bouleversant du temple de Karnak visité par un soir de clair de lune.  Pendant que la voix chaude de Philippe Noiret nous racontait des siècles d'histoire, nous avancions à travers une forêt de piliers et de colonnes et traversions des salles grandioses, dont la salle hypostyle qui pourrait aisément contenir Notre-Dame de Paris tout entière!
 
Je n'oublierai jamais non plus l'arrivée à Abou Simbel quand notre avion toucha le soleil en même temps qu'un premier rayon de soleil inondait les deux temples creusés dans la falaise sur les ordres de Ramsès II...
 
Qu'importent les impondérables parfois désagréables quand on marche sur les pas d'une Histoire pareille!
 
 
 
3/20/2006

La France sous les tropiques

Soigner un coup de soleil plutôt qu'une engelure, suer au lieu de grelotter et manger des ananas frais à la place de fruits en conserve, voilà ce que réserve une île au beau milieu des Caraïbes.  Voilà ce dont  nous avons eu à nous "plaindre" pendant deux trop courtes semaines. 
 
Dix ans après la Martinique, nous avons voulu voir sa jumelle située plus au nord, celle qui ressemble à un papillon.  C'est l'aile de gauche qui a retenu notre attention.  Plus sauvage et plus accidentée, elle porte aussi sur son sol le plus haut volcan des Petites Antilles, la Soufrière, qui culmine à 1467 m.  Nous y sommes allés, mais n'avons pu nous rendre jusqu'au sommet à cause d'une pluie diluvienne qui s'est abattue sur nous comme une nuée de sauterelles.  Il est aussi dangereux de trop s'en approcher à cause des émanations de gaz toxiques qui ont été décelés par les volcanologues.
 
La Côte sous le vent nous a conquis.  Baignée par la Mer des Caraïbes, elle recèle de nombreuses villas enfouies dans la verdure et rattachées à de charmantes petites agglomérations.  La route est sinueuse et les 55 km qui séparent Deshaies de Basseterre ne se parcourent pas rapidement.  La distance se calcule plus en temps qu'en kilomètres.  Mais que de splendides panoramas ne dévoile-t-elle pas tout au long de son parcours!
 
Nous avons revu avec plaisir deux charmants Guadeloupéens, le frère et la soeur, Christian et Marie-Claude, rencontrés à Paris en mai 2005.  Grâce à eux, nous avons rencontré d'autres gens du pays, ce qui nous a permis de poser plein de questions et surtout d'obtenir des réponses non moulinées par des agences de tourisme.  Je me suis sentie bien.  J'ai envie de retourner dans ce coin des Antilles, car dire "coin de France" me paraît curieux.
 
Pourtant... sans la France, ces petites taches dans le bleu des Caraîbes seraient comme leurs soeurs iliennes.  Beaucoup moins prospères.  Les magnifiques routes donnent envie de rouler, les services administratifs brillent par leur visibilité, le parc des voitures est impressionnant (gare à la pollution, hélas!) et la plupart sont récentes, les habitants sont propres et toujours bien habillés.  Je n'ai vu aucun enfant avec un jean déchiré ou des baskets éculés.  Personne ne tend la main.  Les magasins sont bien achalandés.  Pointe-à-Pitre possède l'un des plus beaux centres commerciaux que j'ai été amenée à visiter. 
 
Malgré tout, il y a matière à amélioration: les trottoirs sont à refaire, des chantiers traînent en longueur à côté de ravissantes villas, certains vivent dans des maisonnettes pas plus grandes qu'une caravane.  Mais que dire quand on distingue un bouquet de fleurs fraîches sur le balcon et qu'un regard à l'intérieur nous révèle une pièce pimpante de propreté?
 
A suivre quand j'aurai plus de temps...
 
 
 
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